Et, comble de malchance, le vent souffle de droite à gauche, emportant le radeau en plein dans la direction de cette vague énorme.Le radeau va-t-il tenir dans la tempête qui se prépare ?

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Les 3 visages l'écoutent avec ferveur, l'homme du milieu joint les mains pour prier.

On comprend maintenant le mouvement des personnages à genoux qui se redressent : ils veulent voir, ils veulent être sauvés, ils ne veulent pas qu'on les oublient. Les quelques naufragés encore en vie vont-ils être rapatriés ?

L'homme peint en ombre chinoise vient d'entendre ce qui se passe, n'y croit pas encore. Ce serait un heureux dénouement après des jours d'horreurs. à gauche, on voit se profiler une vague qui se forme, presque déjà sur le point de déferler.

L'image est un peu sombre : Géricault a utilisé du bitume pour les noirs, technique en vogue à l'époque, mais qui a tendance à s'assombrir avec le temps - l'intention de l'artiste était donc de faire une image un peu plus claire que celle-ci.

Vous pouvez cliquer sur l'image pour l'agrandir : le chargement est un peu long car l'image est en haute définition. 19 compagnons d'infortune, naufragés en pleine mer.

Ils sont en piteux état, entassés sur quelques planches de bois qui forment leur radeau.

Certains sont agonisant, voire morts : on remarque en premier les chairs blanchâtres du corps nu à gauche et de celui de droite, la tête sous l'eau, sa chemise faisant office de suaire. On découvre des visages qui expriment des émotions variées face à cette épreuve, face à la perspective de la mort : . Il se répand comme une traînée de poudre, on peut lire sur le tableau la propagation de l'information dans le sens inverse du regard précédent : les 3 marins en haut à droite ont déjà vu le navire, ont compris, et agissent pour se signaler.

Seuls deux hommes ne sont pas encore au courant - où ne veulent pas comprendre : dans une pénombre quasi-totale, sous la voile, un homme assis se tient la tête dans les mains, comme dans un accès de démence ; et le "père", l'homme barbu, plongé dans sa méditation. Elle est bien plus proche que le minuscule navire au loin , elle est presque aussi grande que le radeau, et n'a pas fini encore de grandir.

Elle risque fort d'engloutir le radeau, de jeter tous ses occupants à la mer, alors qu'ils étaient sur le point d'être sauvés.